Gorogoa est un jeu mobile assez rare : il ne cherche pas à impressionner avec des niveaux infinis, des minuteries ou des tâches quotidiennes. Il demande plutôt de l’attention. Vous déplacez des panneaux dessinés à la main dans une simple grille 2×2, et les déclics viennent du fait de repérer des échos visuels — formes, portes, fenêtres, cercles, cadres — puis de les faire coïncider d’une manière qui ressemble à un feuilletage de livre illustré. En 2026, il reste à part parce que sa conception est calme, précise, et fondée sur l’observation plutôt que sur la vitesse.
Gorogoa a été créé par Jason Roberts et édité par Annapurna Interactive ; la sortie originale a eu lieu sur iOS le 14 décembre 2017, puis la version Android est arrivée plus tard (19 juin 2018). Les éditions mobiles ne sont pas des versions « allégées » : c’est l’expérience complète, centrée sur la même interaction principale — réorganiser des panneaux illustrés et s’y enfoncer comme si chaque image contenait plusieurs couches. La musique est signée Joel Corelitz, et le jeu a été développé sous Unity — des détails surtout utiles pour comprendre pourquoi le portage sur différents appareils reste propre et actuel des années après.
Sur iOS comme sur Android, Gorogoa est généralement vendu en achat unique plutôt qu’en « free-to-start ». Les prix varient selon les pays, mais 4,99 $ est souvent un repère sur Google Play, et l’App Store l’affiche également comme une application payante (avec un tarif dépendant du pays du compte). Concrètement, la relation avec le jeu est simple : vous payez une fois, puis vous vous concentrez sur les énigmes sans la pression de conception qui accompagne souvent les ventes additionnelles permanentes.
La compatibilité fait partie de la question « est-ce que ça vaut encore le coup ? » en 2026. La fiche iOS indique que la version fonctionne aussi sur des appareils assez anciens (par exemple, la page britannique de l’App Store mentionne iOS 9.0 ou version ultérieure), ce qui est plutôt rare pour un titre premium. Côté Android, la fiche Google Play est toujours active et montre que l’app a été maintenue via des mises à jour (elle indique une mise à jour datée du 23 mai 2024) : le jeu n’est pas « abandonné », il est simplement stable, terminé, et ne dépend pas de contenus saisonniers.
On compare Gorogoa à un « livre d’art » parce que la progression vient souvent de la composition, pas de règles explicitées. Un panneau peut montrer un paysage, une façade, ou un objet tenu dans une main ; à vous de traiter ce dessin comme un espace où l’on peut entrer. En zoomant, l’illustration peut devenir une autre scène ; en glissant un panneau sur un autre, un détail peut se comporter comme une porte vers l’étape suivante.
Contrairement à beaucoup de puzzles mobiles, l’histoire n’est pas livrée par des pages de texte. Elle passe par la répétition et la transformation : un motif apparaît dans un décor, puis revient ailleurs, modifié par le temps, la mémoire ou le conflit. Vous suivez un garçon à travers des environnements changeants, et le ton narratif est volontairement symbolique — assez clair pour rester cohérent, assez ouvert pour que deux joueurs puissent en discuter sans qu’un seul sens soit « le bon ».
C’est aussi ce qui explique un rythme plus proche du feuilletage que du « grind ». Vous pouvez enchaîner plusieurs interactions, puis ralentir sur une transition plus récalcitrante. Le jeu récompense une persévérance silencieuse : non pas forcer, mais regarder encore et se demander : « Qu’est-ce qui peut être déplacé, ouvert, aligné ou recadré ? » Quand ça clique, on n’a pas l’impression d’avoir trouvé une astuce cachée ; on a plutôt le sentiment d’avoir enfin vu ce que le dessin suggérait.
La base est toujours lisible : quatre panneaux à l’écran, disposés en grille 2×2. Vous pouvez les faire glisser pour échanger leur place, superposer un panneau à un autre, et tapoter ou pincer pour zoomer. Ce zoom n’est pas qu’un grossissement : souvent, il déclenche une plongée dans une « couche » plus profonde de l’illustration, où un objet devient un lieu, ou un détail encadré devient la pièce suivante.
Le mécanisme signature tient à l’alignement entre panneaux. Une ouverture circulaire dans l’un peut correspondre à un objet rond dans l’autre ; une fenêtre peut devenir un cadre qui s’emboîte sur une scène différente ; une découpe de porte peut être déplacée comme une pièce physique et posée sur un autre panneau pour créer un passage. Les règles sont visuelles, pas verbales : le jeu dit rarement quoi faire, mais il vous apprend comment penser en vous laissant tester une action simple et voir immédiatement si elle produit un changement significatif.
Sur écran tactile, l’interface tombe juste parce que les gestes rappellent le papier : glisser, superposer, zoomer pour inspecter, puis dézoomer pour revoir l’ensemble. Cela rend Gorogoa moins technique et plus attentif. Si vous pouvez pincer pour zoomer et déplacer des tuiles, vous pouvez jouer. Il n’y a pas de limite de temps qui impose des gestes rapides, donc l’expérience reste accessible même quand l’énigme demande un effort d’interprétation.
Quand vous coincez, commencez par traiter chaque panneau comme un « contenant » susceptible de cacher une seconde scène. Zoomez dans chaque image lentement et cherchez des bords qui se comportent comme des cadres : contours de tableaux, fenêtres, serrures, ornements circulaires, pages, découpes architecturales. Gorogoa utilise souvent ces formes comme connecteurs. Si quelque chose ressemble à une ouverture, c’en est généralement une — au sens littéral, ou comme indice d’alignement.
Ensuite, faites le « test de superposition » : glissez un panneau sur un autre et observez un éventuel ajustement subtil ou une transformation. La logique du jeu est assez généreuse : si deux images doivent se connecter, vous le sentirez, car l’alignement paraîtra net et intentionnel. Si le recouvrement semble brouillon ou arbitraire, ce n’est probablement pas la bonne piste. C’est une méthode fiable parce que les compositions sont extrêmement soignées ; les solutions réussies ont souvent une évidence esthétique, pas seulement fonctionnelle.
Enfin, suivez les motifs récurrents plutôt que des objets isolés. Si un symbole revient — un œil, un fruit, une roue, une statue, un élément mécanique — supposez qu’il réapparaîtra. Gorogoa est construit sur des rappels visuels. Parfois, la solution n’est pas de « trouver du nouveau », mais de reconnaître la même chose dans un autre contexte, puis d’utiliser la grille pour relier ces contextes. Cela maintient la réflexion du côté de l’observation plutôt que du hasard.

Gorogoa convient particulièrement aux joueurs qui aiment les énigmes tactiles et visuelles plutôt que les casse-têtes mathématiques. Si vous appréciez les jeux où votre principal outil est l’attention — repérer des parallèles, suivre une logique d’image, sentir quand une scène demande d’être recadrée — celui-ci fait mouche. Si vous préférez de longues sessions avec une récompense constante, il pourra sembler court et discret, car sa satisfaction vient de quelques percées super bien conçues, pas d’une pluie de points et de déblocages.
C’est aussi un bon choix pour celles et ceux qui veulent une histoire sans beaucoup de lecture. Le récit passe par les images et les transitions, donc il fonctionne bien quel que soit le niveau de langue et ne dépend pas de dialogues. Sur mobile, où les sessions sont souvent fractionnées, c’est précieux : vous pouvez résoudre une ou deux interactions, quitter, puis revenir sans avoir à vous rappeler une intrigue textuelle, parce que l’histoire est liée à ce que vous voyez et faites.
En 2026, un autre avantage pratique est l’absence de mécanismes « live » et d’obligations sociales. C’est une œuvre complète, d’auteur. La fiche Google Play le propose toujours en achat payant et indique une mise à jour dans les dernières années, ce qui rassure sur la compatibilité. Sur iOS, les informations de compatibilité suggèrent une prise en charge de versions anciennes du système, utile si vous gardez un appareil plus vieux pour voyager ou jouer hors ligne.
Jouez avec le son au moins une partie du temps. La musique n’est pas là pour pousser l’intensité ; elle soutient le ton contemplatif et rend les transitions plus « justes ». Sur un téléphone, où les distractions sont permanentes, l’audio peut servir d’ancre douce et aider à rester concentré assez longtemps pour remarquer les détails qui comptent.
Ne bâclez pas les premières énigmes. Le début ne sert pas seulement à expliquer les contrôles : il apprend une manière de penser — « les images sont des espaces, les cadres sont des outils, l’alignement est un langage ». Si vous traversez l’ouverture comme un tutoriel à expédier, les sections suivantes peuvent paraître abruptes. Si vous la laissez entraîner votre regard, le milieu du jeu devient plus fluide.
Si vous hésitez entre Android et iOS, choisissez surtout selon l’endroit où vous préférez acheter vos jeux et gérer vos achats. Les deux boutiques le listent comme un achat payant, avec des tarifs variables selon les pays ; l’essentiel est votre écosystème. Dans tous les cas, l’attrait reste le même : un puzzle narratif dessiné à la main qui respecte votre temps et récompense l’observation patiente.
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